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Zoom : Ayalew Mesfin

La collection Ethiopiques, née en 1996, n'a pas ignoré Ayalew Mesfin, puisqu'il figure dès le volume 8 de la célèbre collection de Buda Musique. Mais à la différence de Mahmoud Ahmed et de Mulatu Astatke, Mesfin n'a jamais franchi la rampe d'une véritable notoriété internationale. Comme musicien, il débute dans les années 60 au sein du groupe Soul Ekos Band. Il ouvre ensuite un magasin de disques, où il vend - et écoute - Jimi Hendrix, Sam Cooke, Fela Kuti, Aretha Franklin ou encore James Brown. En 1973, il fonde son propre groupe, le Black Lion Band, et enregistre ses premières galettes de funk aux accents éthiopiens, remplaçant les instruments traditionnels éthiopiens par des guitares, une batterie et des cuivres. Le succès est immédiat, et il joue à guichets fermés dans tout le pays.

En 1974, le renversement du régime de l’empereur Hailé Sélassié par une junte militaire, le DERG, va rapidement lui valoir des ennuis. Ses chansons à double sens évoquent la situation sociale du pays. Soupçonné de vouloir (à l'instar de nombreux autres musiciens) quitter l'Ethiopie, Ayalew Mesfin effectue un séjour en prison, à la suite duquel il sera étroitement surveillé, enregistrant en cachette des chansons sur cassette au fond de son magasin de disques. Après la chute du régime en 1991, il s'envolera pour les Etats-Unis, mais ne retrouvera jamais l'inspiration de sa période phare 1973-1975.

La réédition des œuvres d'Ayalew Mesfin au cours de cette période dorée est désormais à notre disposition, grâce aux efforts du label Now-Again. Au-delà des tubes Libe Menta Hone et Ewedish Nebere, son funk métissé transpire d'une énergie contagieuse.

 

Tag(s) : #Réédition, #Now-Again Records, #Ayalew Mesfin, #World, #Ethiopie, #Ethio-jazz, #Funk, #Afrobeat, #Discothèque idéale, #Afrique, #Zoom
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